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Hébergement HDS : pourquoi il compte pour vos dossiers patients

Dès que vos dossiers sont stockés ailleurs que sur votre propre ordinateur, la loi impose un hébergeur certifié pour les données de santé. Ce que cela veut dire, et comment vérifier.
Mis à jour le 30 septembre 2026 · Lecture : 6 min

L'essentiel

Qui doit être certifié ?

L'article L1111-8 du code de la santé publique vise toute personne qui héberge des données de santé recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social, pour le compte de la personne qui les a produites ou recueillies. Sur support numérique, cet hébergeur doit être titulaire d'un certificat de conformité : c'est la certification HDS.

L'obligation de certification pèse sur l'hébergeur : l'éditeur du logiciel ou le fournisseur cloud. Mais c'est à vous, praticien, de choisir un prestataire conforme.

Votre situation

Où sont vos dossiers ?Ce qui s'applique
Logiciel en ligne, application synchronisée, stockage cloudLe prestataire héberge pour votre compte : il doit être certifié HDS, et lié à vous par un contrat de sous-traitance (article 28 du RGPD).
Uniquement sur votre ordinateur, sans synchronisationPas d'hébergement pour le compte d'un tiers, donc pas de certification requise. Les obligations de sécurité du RGPD restent entières : chiffrement du disque, mots de passe, sauvegardes chiffrées.
Sauvegarde sur un service en ligneLa sauvegarde est un hébergement : le service doit être certifié HDS pour l'offre utilisée.
Envoi par e-mail classiqueLa CNIL demande de chiffrer les données avant tout envoi par une messagerie électronique standard.

HDS v2 et décret de 2026 : ce qui a changé

Le référentiel de certification a été refondu par un arrêté du 26 avril 2024. Depuis novembre 2024, les nouvelles certifications suivent cette version, et les hébergeurs déjà certifiés avaient jusqu'en mai 2026 pour s'y conformer. Il exige que les données soient stockées physiquement dans l'Espace économique européen, et que l'hébergeur informe ses clients des risques d'accès depuis un pays tiers.

Le décret n° 2026-209 du 24 mars 2026 a inscrit cette règle dans le code de la santé publique : depuis le 26 septembre 2026, l'article R1111-9-1 impose le stockage des données de santé hébergées dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen. Le même décret complète les clauses obligatoires du contrat d'hébergement et inclut expressément l'archivage électronique dans le champ de la certification.

Google Drive, Dropbox, messagerie classique : attention

Certains grands fournisseurs disposent d'une certification HDS, mais pour des offres professionnelles précises, avec un contrat adapté. Les offres grand public ne sont pas certifiées à notre connaissance. Stocker ses dossiers dans un dossier partagé ou les envoyer en pièce jointe non chiffrée expose le praticien au regard du RGPD (obligation de sécurité).

Côté sanctions, l'article L1115-1 du code de la santé publique punit de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende le fait d'héberger des données de santé sans certification : il vise l'hébergeur. Le praticien, lui, reste responsable au titre du RGPD.

Les questions à poser à un éditeur de logiciel

  1. Êtes-vous certifié HDS, ou votre hébergeur l'est-il ? Demandez le nom de l'hébergeur et le certificat.
  2. Quel est le périmètre du certificat ? Il doit couvrir l'hébergement de vos données, sauvegardes comprises.
  3. Où sont stockées les données ? En France ou dans l'Espace économique européen.
  4. Qui d'autre traite les données ? En particulier les services d'IA (transcription, rédaction) : où, avec quelle durée de conservation, avec ou sans entraînement de modèles.
  5. Me fournissez-vous un contrat de sous-traitance (article 28) ?
  6. Puis-je exporter l'intégralité de mes dossiers, dans un format lisible, à tout moment ?

Annota : hébergé HDS en France, dès le premier dossier

Les dossiers Annota sont hébergés chez Clever Cloud, hébergeur certifié HDS, en France. La mise en forme par l'IA passe par Mistral AI, sans conservation des contenus ni entraînement sur vos données. Vous signez un contrat de sous-traitance dès la création du compte.

Sans carte bancaire. Ensuite 29 € TTC par mois ou 319 € par an, sans engagement.

Sources

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Information générale, pas un conseil juridique. Ce guide résume l'état des textes à la date de mise à jour, à partir des sources citées. Les règles évoluent : vérifiez les textes en vigueur et, pour votre situation particulière, rapprochez-vous d'un conseil (avocat, expert-comptable, organisation professionnelle).